Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 15:51

 

La cravate

premièreBagnoles et foule. Manquerait plus que la pluie ! Voilà, c’est fait, voilà la pluie ! La ville n’avait jamais beaucoup d’efforts à faire pour prendre sa sale trogne des mauvais jours.

 La foule explose et l’averse-mitraille la disperse vers les abris. Pour soleils, en attendant mieux, le vrai, le cache-tristesse, les phares allumés des voitures. Car les bagnoles sont toujours là. Rien à faire pour les gommer du paysage. Elles en font définitivement partie, plus résistantes que le genre humain qui, lui, disparaîtra bien un jour. Pas elles, pourrait-on désespérer.

Il s’essuie le front qui dégouline. Ses cheveux gorgés d’eau ruissellent et l’eau s’infiltre effrontément sous le col de sa chemise. Il tente de glisser le doigt entre le tissu et la peau pour en desserrer l’étreinte. Ça ne passe pas. La cravate. Il y a la cravate. Il l’avait presque oubliée, celle-là. Tant pis ! Il n’est pas question de toucher au nœud.

          Il avait enfilé le costume sans trop de problèmes. C’était pourtant la première fois de sa vie qu’il s’affublait d’une double épaisseur de vêtements, comme si la chemise ne suffisait pas. Il y avait eu les chaussures aussi, si courtes, si étroites que ses pieds en souffraient chaque fois qu’il devait sauter par-dessus une flaque pour ne pas les mouiller. Il en était venu à bout, même si les lacets se défaisaient tous les cent pas environ. Mais la cravate, ah ! Cette fichue cravate. Il s’était planté devant le miroir et avait tout tenté pour sortir des contorsions des deux bouts de tissu pendouillant sur sa poitrine quelque chose qui aurait ressemblé à un véritable nœud ; un nœud semblable à celui de la photo du magazine qu’il avait fini par jeter dans une poubelle, de rage. Il était finalement parvenu à en tirer quelque chose, une espèce de masse molle et grossière avec cette forme de trapèze prolongée par deux queues inégales qu’il avait eu tant de mal à modeler. Il l’avait fait glisser jusqu’en haut du col, en serrant bien fort de peur qu’elle ne se dérobe...  (pages 79-80)

 

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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 00:00

L'absence de règles en poésie n'est-elle pas déjà une contrainte en soi ? 

 

                                     Petites graines de pensées semées ici et là - 9 -                       

Par Baraffe - Publié dans : Pensées - Communauté : LES AUTEURS DE CHLOE DES LYS
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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 11:56

Des menaces en l'air               

 

   

 cosmos.jpg         ... La nuit était tombée lorsqu’il rentra chez lui. Le ciel était dégagé et la lune était réduite à un fin croissant de dernier quartier. Il s’assoupit un moment dans le divan. Quand il se réveilla, l’esprit clair et les muscles des jambes reposés, il constata que, les habitants ayant déserté les rues, les lumières de la ville commandées par des cellules détectrices de mouvements s’étaient éteintes. La nuit était donc parfaitement noire. Il procéda aux réglages minutieux de son télescope et, ne résistant pas à l’invitation que lui lançait la voûte étoilée, il dirigea son observation vers le signal rougeoyant d’Antarès du Scorpion.

 

          Le jour suivant, il attendit jusqu’au petit matin pour débusquer Mercure. Il vit ainsi, nuit après nuit, Saturne bien calée dans la tête du Lion et put, avec une infinie patience, assister à une parfaite conjonction de Vénus avec le soleil. Il enregistra ses données, photographia, se connecta sur les grands sites mondiaux d’astronomie pour amateurs, se limitant pour un début et fort raisonnablement à notre bon vieux système solaire mais il avait parfois un œil sur les autres galaxies et des noms comme Ursa Minor, Fornax, M31, Andromède ou même NGC 6822 ne manquaient pas d’exciter son imagination. Il en était venu à apprécier la compagnie et les services rendus par son ordinateur. Il se dégageait des chiffres donnant les distances extragalactiques, les magnitudes, les diamètres et les masses, malgré leur sécheresse mathématique, un souffle de poésie que nul tableau de cotations en bourse n’avait jamais exhalé.

 

          L’événement survint une nuit où il s’apprêtait à traquer au sein de la Grande Ourse, M 82. Un dérèglement inexpliqué de son système de positionnement l’en empêcha. Il jura bien un peu, chercha dans son guide d’utilisation les causes de la défaillance et ne trouva (comme cela se passait bien souvent) aucun conseil lui permettant de remédier à la panne. Il téléphona à un autre passionné des étoiles dont il avait fait la connaissance, sachant bien que les astronomes à une heure avancée de la nuit ont le plus souvent l’œil collé à leur objectif que l’oreille reposant sur le traversin. On ne dormait peut-être pas à l’autre bout du fil (mais est-ce bien l’expression adéquate pour des utilisateurs de portables cellulaires ?) mais il n’en sut rien. La liaison, en l’absence de couverture, refusait obstinément de s’établir. Il envoya un courrier, la réponse ne se fit pas attendre, laconique et porteuse d’une mauvaise humeur bien explicable : Même problème, bordel !

 

          Serguei K. Lowett passa le reste de cette nuit-là dans son lit. Il tenta bien de dormir mais une petite idée, suggérée par la trahison des téléphones eux-mêmes, sur les faiblesses des systèmes de positionnement refusant de remplir les tâches pour lesquelles ils avaient été conçus, lui trottait dans la tête. Elle débouchait sur tant d’hypothèses encombrantes qu’elle le tint éveillé jusqu’au petit matin...

 

Histoires curieuses et édifiantes, pages 44-45

 

 

 

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Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 10:19

A demain !

 

 

 

Lorsque l’événement se produisit pour la première fois, personne  (il faudrait prendre ici à témoin les rares individus dignes de foi vivant sur cette planète qui n’auraient pas manqué de confirmer mes dires), vraiment personne ne s’y attendait. Les média, eux–mêmes, si prompts habituellement à anticiper les nouvelles, s’étaient laissé prendre de cours.

 

          Tous les hommes politiques, sans exception, (là encore les mêmes témoins ne pourraient qu’approuver), s’étaient bien gardés d’avancer quelques commentaires. C’était étonnant de leur part, prudent, justifié même après réflexion, et finalement cela valait mieux ainsi. L’ensemble des psychologues, par contre, – et ils étaient nombreux – joignirent leurs compétences et leur savoir-dire afin d’expliquer aux populations l’impact du phénomène et d’envisager au plus vite les moyens pour lutter contre ses conséquences.          

 

          Quand les premières dépêches tombèrent, c’était déjà trop tard car tous s’étaient déjà rendu compte de l’ampleur du malheur qui les frappait soudainement. Pourtant, l’humanité croyait en avoir fini avec les sautes d’humeur d’un réchauffement climatique qui avait bouleversé les grands équilibres et semé bien souvent le désarroi parmi ses victimes. Dernièrement encore, et ce fut une bien dure expérience, quelques milliers d’Austrasians découvrirent un matin que leur île avait dérivé comme un vulgaire continent. Le fait aurait pu faire l’objet de quelques lignes dans les Annales de Géographie si, par malheur, sa croisière forcée ne l’avait amenée à chevaucher la ligne de changement de date, condamnant ainsi les plus malchanceux à une situation pour le moins bizarre puisque le fait de passer de leur cuisine à leur chambre leur faisait gagner ou perdre une journée. Quelques auteurs de théâtre qui exploitèrent dans des pièces à succès la situation auprès de publics toujours avides de se gausser du malheur des autres en tirèrent profit. Mais l’affaire fut jugée grave. En attendant que les instances concernées, et cela risquait de prendre beaucoup de temps, décident de  tracer une nouvelle ligne, un fonds d’entraide internationale fut créé afin de financer le voyage des linguistes les plus renommés pour mettre en œuvre les traitements appropriés capables de compenser la perte des repères temporels et de remédier au désarroi langagier des personnes exposées au phénomène. Mais il ne s’agissait, et il est bon de le répéter, que de quelques milliers d’individus alors que, cette fois, une grande partie de la population mondiale, dont nous étions, était concernée.

                                                             (pages 31 et 32)

 

 

Histoires curieuses et édifiantes, éditions Chloé des Lys.

 

 

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Dimanche 11 mars 2012 7 11 /03 /Mars /2012 10:19

A demain !

 

 

Lorsque l’événement se produisit pour la première fois, personne  (il faudrait prendre ici à témoin les rares individus dignes de foi vivant sur cette planète qui n’auraient pas manqué de confirmer mes dires), vraiment personne ne s’y attendait. Les média, eux–mêmes, si prompts habituellement à anticiper les nouvelles, s’étaient laissé prendre de cours.

 

          Tous les hommes politiques, sans exception, (là encore les mêmes témoins ne pourraient qu’approuver), s’étaient bien gardés d’avancer quelques commentaires. C’était étonnant de leur part, prudent, justifié même après réflexion, et finalement cela valait mieux ainsi. L’ensemble des psychologues, par contre, – et ils étaient nombreux – joignirent leurs compétences et leur savoir-dire afin d’expliquer aux populations l’impact du phénomène et d’envisager au plus vite les moyens pour lutter contre ses conséquences.          

 

          Quand les premières dépêches tombèrent, c’était déjà trop tard car tous s’étaient déjà rendu compte de l’ampleur du malheur qui les frappait soudainement. Pourtant, l’humanité croyait en avoir fini avec les sautes d’humeur d’un réchauffement climatique qui avait bouleversé les grands équilibres et semé bien souvent le désarroi parmi ses victimes. Dernièrement encore, et ce fut une bien dure expérience, quelques milliers d’Austrasians découvrirent un matin que leur île avait dérivé comme un vulgaire continent. Le fait aurait pu faire l’objet de quelques lignes dans les Annales de Géographie si, par malheur, sa croisière forcée ne l’avait amenée à chevaucher la ligne de changement de date, condamnant ainsi les plus malchanceux à une situation pour le moins bizarre puisque le fait de passer de leur cuisine à leur chambre leur faisait gagner ou perdre une journée. Quelques auteurs de théâtre qui exploitèrent dans des pièces à succès la situation auprès de publics toujours avides de se gausser du malheur des autres en tirèrent profit. Mais l’affaire fut jugée grave. En attendant que les instances concernées, et cela risquait de prendre beaucoup de temps, décident de  tracer une nouvelle ligne, un fonds d’entraide internationale fut créé afin de financer le voyage des linguistes les plus renommés pour mettre en œuvre les traitements appropriés capables de compenser la perte des repères temporels et de remédier au désarroi langagier des personnes exposées au phénomène. Mais il ne s’agissait, et il est bon de le répéter, que de quelques milliers d’individus alors que, cette fois, une grande partie de la population mondiale, dont nous étions, était concernée.

                                                             (pages 31 et 32)

 

 

Histoires curieuses et édifiantes, éditions Chloé des Lys.

 

 

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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 10:44

Le dernier étage

 

 première

 

C’est en enfilant son costume, l’unique, celui qu’il n’avait pas mis depuis le mariage de sa fille, seize ans auparavant, qu’Antoine s’était rendu compte que le temps avait passé. Il était parvenu avec peine à glisser la fermeture éclair de la braguette jusqu’au bouton niché sous la ceinture. Il y avait aussi cette gêne au niveau des épaules, ressentie à l’instant même où il enfilait sa veste. Il avait bien essayé de faire quelques mouvements, levant par trois fois les bras au ciel dans l’espoir ainsi de rendre à son buste un peu de liberté mais, un craquement du tissu l’avait arrêté net dans sa quatrième tentative. Il se chaussa avec appréhension et soupira d’aise lorsqu’il se rendit compte qu’il n’avait aucun mal à enfiler ses souliers. Ses pieds étaient bien la seule partie de son corps qui n’avait pas pris du volume.

         Un grondement venu des profondeurs fit trembler les murs de sa chambre. Il l’avait ressenti la première fois en pénétrant dans l’hôtel : « Le nouveau métro à propulsion nucléaire, lui avait dit le réceptionniste, ils n’ont pas encore pu maîtriser tous les bruits parasites dus à la vitesse. Ils ont écarté le solaire et l’éolien. Ils avaient pensé un moment utiliser l’énergie des courants d’air balayant les couloirs. Ils ont finalement choisi le nucléaire, mais le nucléaire propre, évidemment.» Antoine avait eu une pensée pour son vieux tracteur à bioéthanol artisanal fabriqué avec des fleurs de pissenlits et de coquelicots. Il était monté dans sa chambre, espérant passer une bonne nuit tranquille de sommeil. Mais, c’était sans compter sans ce putain de tremblement qui venait agiter son lit toutes les huit minutes.   (pages 21 et 22)

 

Marcel Baraffe, Histoires curieuses et édifiantes, Editions Chloé des Lys

 

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 11:09

 

 

 

La couverture

 

 

 

S

’il existe un grand bonheur ici-bas c’est bien d’oublier les murs de sa chambre, pour ne plus voir, au-delà des ouvertures, que le spectacle de la nature. Ouvrir un œil le matin et le second aussitôt pour ne rien manquer et attendre de son lit que le soleil, jailli des monts, chasse vers la rivière les dernières brumes encore accrochées aux branches des chênes et des grands pins, n’est-ce pas déjà toucher à la félicité ? Pierre en était persuadé, lui qui dormait toujours  fenêtre ouverte et ne fermait jamais son volet.

          Ce n’était pas facile, pourtant, de compter parmi les plus heureux des hommes. Il en savait quelque chose. Il n’avait jamais cherché à comprendre pourquoi les autres, tous les autres, sans exception à ma connaissance, lui en voulaient et l’accablaient de leur suspicion et de leur médisance. On pouvait même douter qu’il se fût déjà posé la question. Là était certainement la raison de ce bonheur qu’on lui reprochait tant. Et pourtant, qu’avait donc de plus que tous les bonshommes du village (dont les épouses, d’ailleurs, ne manquaient jamais de se joindre à leurs malveillantes et sournoises manœuvres), cet être simple qui, sans le poids de la réprobation universelle de ses semblables, eût facilement passé pour l’un d’entre eux ?

          Il n’était pas particulièrement beau, avait des mains calleuses de paysan, et boitait légèrement depuis qu’un méchant caillou pointu, projeté par sa débroussailleuse, lui avait entamé le pied gauche jusqu’au tendon. On pouvait donc écarter d’emblée toute hypothèse faisant de lui  un séducteur. Il n’avait rien de l’homme à femmes, du coq de village, cette bête noire des maris, ce personnage aussi inévitable dans une bourgade, quel que soit le nombre d’âmes, que la grenouille de bénitier ou le poivrot invétéré. Non, en vérité, Pierre n’avait rien du mâle conquérant, une explication facile pour ceux qui auraient voulu donner les raisons de son célibat car nul ne pouvait savoir qu’un premier et grand amour de jeunesse déçu l’avait amené à renoncer à jamais à  la présence d’une compagne. Ce choix irrévocable l’avait contraint à vivre dans une solitude à laquelle il s’accommodait fort bien. Personne, parmi tous les gens qui le connaissaient, n’aurait pu se vanter de l’avoir entendu dire plus de trois phrases consécutives ce qui, dans une région où l’abondance du verbe paraissait aussi naturelle que le vent du nord emportant régulièrement les poussières et les feuilles des platanes jusqu’à la mer, ne pouvait que paraître suspect. C’était un enfant du pays et il n’était pas comme les autres et ça, mes chers amis qui n’êtes pas d’ici et qui ne pouvez comprendre, on ne pouvait lui pardonner. Il était le traître, celui qui avait déserté en refusant de se fondre dans le gros de la troupe. Il était devenu aux yeux de tous, à force de différence, comme une sorte d’étranger. Et il n’était pas dit qu’une peau sombre, des yeux bridés ou un fort accent n’eussent pas été mieux acceptés par la communauté.

          Rocher sans cesse attaqué par les vagues, il était insensible aux éclaboussures d’écume qui glissaient sur la surface lisse de son indifférence. Les attaques venaient de partout et semblaient trouver leur force et leur abondance dans son silence, bouclier invisible mais efficace contre lequel les coups les plus vils, les plus cruels venaient se briser… (pages 9 et 10)

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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 10:17

Présentation

 

première12 récits (nouvelles) à caractère parfois fantastique (Le dernier étage, A demain,  Le débat, La faveur,)  ou empruntant  à la science fiction (Des menaces en l’air, La cravate,) ou à la fiction s’inspirant plus ou moins de la réalité (La couverture, les cailloux, La terrasse, Le prix, De l’inégalité) ; la dernière (le conseil) se démarquant des autres par son message philosophique. Le ton humoristique de l’ensemble est bien souvent amer puisqu’il s’agit, à travers ces récits de dénoncer les écarts et les travers de nos sociétés envahies par la technologie et minées par la démesure, la corruption, l’injustice. 

 

La couverture (page 9) : Un paysan prête ses ânes pour l’installation d’une antenne sur un mont.

Le dernier étage (page 21) : Il n’est pas toujours bon d’aller défendre son bon droit et de se tromper de touche sur le clavier donnant accès au bureau des réclamations.

A demain (page 31) : il n’est pas bien agréable, non plus, de constater que l’on passe inexplicablement du samedi au lundi et qu’il faut bien admettre que le dimanche a été définitivement supprimé.

Des menaces en l’air (page 41) : Des phénomènes étranges se produisant partout sur la planète aboutissent à l’interruption générale des moyens de communication. Ils ne sont cependant que les symptômes d’une catastrophe imminente qui changera totalement le devenir de l’humanité.

La cravate (page 79) : Il n’est pas recommandé de porter une cravate un jour de manifestation, même si l’on a des intentions amicales.

Les cailloux (page 87) : ou le conflit sans fin de deux petites nations.

La terrasse   (page 91) : Depuis le jour où il avait été blessé dans ses parties intimes par un taurillon, Manuel était en butte à toutes les plaisanteries jusqu’au jour où une idée géniale lui fit connaître la fortune et le goût délicieux de la revanche.

Le débat (page 97) : Bien excitant pour un archéologue que de découvrir dans un endroit des ossements humains qui, scientifiquement, n’avaient rien à y faire et de constater que la chronologie de l’évolution est totalement bouleversée.

La faveur (page 103) : Il est bien imprudent de céder aux sollicitations d’un inconnu, personnage inquiétant rencontré par hasard, semble-t-il, et qui vous accorde une étrange faveur.

Le prix (page 113) : Remplacer le Prix Bonelli d’Economie par un Prix de la Corruption n’était pas forcément une mauvaise affaire.

De l’inégalité (page 121) Imaginez la surprise de cet entomologiste lorsque, débarquant sur l’ile d’Hispidie, il découvrit une société où le port de la moustache était déterminant dans la hiérarchie sociale.

Le conseil (page 129) : Sera-t-il possible de connaître enfin la suite d’une histoire à chaque fois interrompue au même endroit par des circonstances imprévues ?

 

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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 14:47

 

 Histoires curieuses et édifiantes, un recueil de 12 nouvelles aux Editions Chloé des Lys

 

 

première

 

Ces histoires curieuses et édifiantes auraient-elles pour objet de renseigner sur le côté caché et mauvais des choses et même de dissiper toute illusion, les dernières surtout ?

Un ancien trader cherchant sa reconversion, dépense son énergie et sa fortune pour tenter de comprendre d'étranges phénomènes auxquels personne sur terre ne semble échapper. Quel choix devra faire Emilio après la faveur que vient de lui accorder un bien curieux personnage ? En pénétrant à l'intérieur d'un bâtiment administratif pour défendre son bon droit, Antoine n'a aucune idée de ce qui l'attend... Ainsi s'enchaînent ces histoires inspirées de faits actuels, récents et même à venir. Et sous l'éclairage de l'humour et de l'étrange, l'agitation de nos petites sociétés humaines déclinantes. 

 

Illustration de France Delhaye

 

Du même auteur chez Chloé des Lys : Ultiméa, un roman de science-fiction 

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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 10:50

Liste non exhaustive d'objets divers mis à la disposition des personnages d'Ultiméa : 

 

cosmos.jpg   

 

Pampres d'énergie

" Elle chercha au milieu des folioles soyeuses, cuivrées, transparentes ou parfois argentées, les pampres d'énergie. Elle connaissait les terrains riches en silice et en sels où ils aimaient pousser ; aussi, n'eut-elle aucun mal à en trouver deux, l'un positif, l'autre négatif...  La nuit venue, surtout pas avant car les Gaïatéens ont appris à ne pas gaspiller l'énergie, elle mit côte à côte, tête-bêche les pampres d'énergie et, de leur contact, jaillit la lumière... les pampres d'énergie s'éteignirent d'eux-mêmes au moment où elle ferma les yeux.  (chapitre 2)

 

Espace HC

" Octan sentait une certaine agitation troubler ses circuits. c'est à peine s'il parvenait à en dissimuler les effets dans son espace personnel HC d'holo-communication... Tous suivaient, avec une grande attention, au pixel près, l'évolution de la pensée de Dodekan... Les arbres-pierres de la Forêt Sauvage, les lichens (l'espace HC traversé par les mesures de l'allegro d'une fantaisie pastorale de la Première Ere se transformait au fil du discours d'Octan) les rivières, la mer des Emeraudes, les merveilleux couchers de soleil sur les falaises vitrifiées, les petits crabes des sables... la guerre, la torture, les exécutions, les attentats (la douce mélodie s'était tue et tous entendirent de violentes explosions, des cris), les génocides, les meurtres, les viols, la pédophilie. (Octan laissait les images d'horreur envahir un moment l'espace entier alors que des coulures sanguinolentes débordant des limites se répandaient autour des spectateurs. Il vit frémir de dégoût les membranes gazeuses de quelques enveloppes d'inertie). (chapitre 3)

 

Simulateur d'émotions       

"Il avait dépouillé tous les textes traitant de psychologie appliquée, clinique, comparée, différentielle, génétique, pathologique, sociale, analytique et même abyssale, écrits au cours de la Première Ere. Un travail monumental, fastidieux et même parfois pénible qui lui avait pris plus de vingt-cinq mille ans. C'était lui qui avait mis au point le simulateur d'émotions, un nanoprocesseur intégré aux circuits de chacun capable de générer des sentiments d'humains dont étaient privés les Ultiméens. Ces courants artificiels donnaient à ceux qui les libéraient l'illusion de  la joie, du bien-être, de la surprise, de la suspicion  par exemple mais excluaient tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un mouvement d'agressivité qui eût été contraire à la nature même des Ultiméens. (chapitre 3)

 

Il faut ajouter aussi le flux onirique et son application le kronir, l'enveloppe d'inertie, le vaisseau à carapace gazeuse, la fontaine holo, la tunique à protection intégrale, le paravent virtuel de protection etc...

 

NB  On ne rencontrera dans Ultiméa, roman de 374 pages, qu'un seul mot anglais : whisky. Il n'était pas posiible de faire autrement. 

       

 

 

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Présentation

Derniers romans

Histoires curieuses et édifiantes, Editions Chloé des Lys (2011)

 

 première

 

 

Ultiméa,  Editions Chloé des Lys (2010)
 



Comme une vague inquiétude, Editions L'harmattan (2008)












Brume de sang,
  Editions Orizons (automne 2009)

Autres romans

couverture

couverture-copie-1

larmes du buffle

fleurs de guerre

les turbans de la révolte

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