Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 16:15

La première guerre de l'Opium

1840 : le choc de deux empires

(suite)

 

1. Un choc inégal (blog du 7 mai)

 

hangzou temple de Yin Yi     Qianlong, encore lui, (il régna 60 ans, de 1735 à 1796) alla jusqu'à interdire l'usage des armes à feu dans les concours militaires de peur qu'elles ne se répandent parmi le peuple. Car, en plus des problèmes posés par les Diables étrangers, l'empire doit faire face aux nombreuses révoltes qui éclatent régulièrement à travers le pays. Les Mandchous qui tiennent les rouages de l'état sont, pour les partisans de la dynastie des Ming déchue, des usurpateurs qu'il faut chasser. Les sociétés secrètes sont très actives, les famines et disettes sont fréquentes et les paysans mécontents se soulèvent contre le pouvoir des fonctionnaires autoritaires et corrompus. A la fin de l'année 1816, il y avait dans les différentes provinces de l'empire 10 270 criminels (dont bon nombre de ce que l'on appellerait de nos jours des prisonniers politiques) attendant l'ordre de l'empereur pour être exécutés. Entre 1795 et 1840, on ne compte pas moins de 13 rébellions importantes (Lolo, Musulmans du Xinjiang, Tibétains, Mongols, Li et Yao du Yunnan, lotus Blanc, Huit Trigrammes, Société du Ciel et de la Terre.) En 1814 naît Hong Xiuquan, créateur dans les années 40 de la Société des Adorateurs de Dieu qui allait répandre la révolution Taiping, la rébellion certainement la plus sanglante que la Chine ait jamais connue.

     La Chine, avant l'arrivée des navires de guerre britanniques, vit donc dans un splendide isolement et un grand mépris pour tout ce qui se passe en dehors de ses frontières. De la mission jésuite établie depuis le début du 16ème siècle, il ne reste, à la fin du 18ème siècle, que quelques représentants. En 1837, une proclamation de l'empereur défend, sous les peines les plus sévères, la prédication du christianisme dans ses états. Les missionnaires catholiques et protestants qui tentent, par différents moyens de pénétrer à l'intérieur du pays, sont refoulés ou persécutés. Quant aux rares voyageurs, ils ont recours à divers déguisements pour pouvoir fouler le sol interdit. Canton est le seul port autorisé aux navires étrangers. Il faut bien exporter le thé et la soie. 

 

2. Opium (à suivre)

 

Vignette: militaires de l'armée impériale

Par Marcel Baraffe - Publié dans : Chine ancienne
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 16:16

 La première guerre de l'Opium

(1840 : le choc de deux empires)

 

 

Le 5 juillet 1840, la flotte de Sir Gordon Brenner forte de ses cinq vaisseaux de guerre, de ses vingt et un navires de transport de troupes avec 3000 soldats à bord et de ses trois bateaux à vapeur attaqua à Dinghai, dans l'archipel de Zhoushan, les batteries chinoises. l'Empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais affrontait l'Empire du Milieu dans un conflit resté dans l'Histoire sous le nom de guerre de l'Opium. 

 

Un choc inégal

Les parieurs anglais n'auraient pas misé le moindre penny sur les chances de l'ennemi. L'Empire chinois, en cette première moitié du 19ème siècle était un dragon sans griffes, un tigre aux dents usées, un adversaire tout juste capable d'égratigner les armées de Sa Majesté la Reine Victoria.

Qianlong8     La dynastie mandchoue des Qing règne sur la Chine depuis le milieu du 17ème siècle. Fermée aux étrangers, elle l'est aussi au progrès, à un tel point que tout projet d'amélioration est considéré comme superflu et coupable. Alors que les premières lignes de chemin de fer commencent à quadriller les campagnes européennes, la nation qui donna à l'humanité la boussole, le papier, la poudre explosive, les premiers canons, le harnais à collier, la bielle et le piston, le premier sismographe, les premières écluses et, si on en croit les découvertes récentes de caractères sur des carapaces de tortues datant de 34 siècles, les traces d'écriture parmi les plus anciennes ;  ce pays dont les jonques de deux cents pieds de long atteignaient les côtes de l'Afrique de l'Est bien avant que Christophe Colomb ne découvre l'Amérique ; ce pays qui reçut des mathématiciens et des savants jésuites envoyés par Louis XIV, en était resté à la brouette à voile, à la traction humaine et à la pompe d'irrigation mue par des jambes d'hommes. " Aucun progrès ne peut prendre place en Chine", écrivait Hegel en 1822.

     " Le Céleste Empire possède tout ce dont il a besoin en grande quantité", affirme l'empereur Qianlong. C'est le message qu'il a martelé à l'adresse des différentes ambassades hollandaise et russe qui se sont succédé sans succès et, surtout, de la première emmenée en 1793 par Lord Macartney qu'un des participants anglais décrivit en ces termes : "En trois mois, voici toute notre histoire : Nous entrâmes à Pékin comme des mendiants, nous y séjournâmes comme des prisonniers, nous en partîmes comme des voleurs. "  La réponse de Qianlong à George III, à l'issue de cette ambassade est sans appel : " Je n'attache aucune valeur aux objets étranges ou ingénieux et je n'ai que faire de vos produits fabriqués d'Europe... il vous appartient ô Roi, de témoigner à mon égard, à l'avenir, encore plus de respect et de loyalisme afin que, par soumission perpétuelle à mon trône, vous puisiez assurer à votre pays la prospérité. " Ce Fils du Ciel avait certainement oublié les paroles prophétiques que son grand-père, le grand Kangxi, avait prononcées avant de mourir : " Il y a lieu de craindre qu'au cours des siècles à venir, la Chine ne soit mise en danger par des conflits avec des nations occidentales qui viennent jusqu'à nous d'au-delà des mers. "

     Ainsi va, selon l'expression d'Alain Peyrefitte, " l'Empire immobile."

      

(à suivre)

                                            (Article paru dans le n°43 de la revue Terre d'Eygues) 

Vignette: Qianlong, empereur Qing qui régna de 1735 à 1796. 

 

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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 16:05

Lire en Mai

aura lieu à Nyons (Drôme)

Place des Arcades

du 13 au 15 mai

J'y présenterai mes deux derniers romans

 

Brume de sang

et

 Ultiméa

Publié dans : Evénements
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 16:21

    

Préface

   

PLAINE DES SABLESHeureux qui comme Ulysse... ! Qui donc n’a jamais rêvé de faire un beau voyage... intergalactique ?

        Depuis que l’Homme marche sur ses deux pattes, il n’a eu de cesse de repousser les frontières et obstacles qui limitaient son espace vital, scrutant l’horizon au delà des forêts, des montagnes puis des océans. Il parvint ensuite à dépasser la limite des nuages, quittant le bon vieux sol rassurant et chaud de sa petite planète bleue, pour fouler celui de sa voisine la plus proche, la Lune.

         La quête est loin d’être terminée, car ce début du vingt et unième siècle ouvre les portes de notre système solaire avec la découverte, à l’heure où ces pages s’écrivent, de près de 400 planètes extrasolaires. Le rêve de l’explorateur ne cesse d’être alimenté par ces découvertes extraordinaires. Les scientifiques sont à l’aube de détecter des exo-planètes de type terrestre, la plus petite connue actuellement ne faisant que deux fois la masse de notre Terre.

         L’espèce humaine est donc entrée dans une ère nouvelle, car nous savons maintenant que les systèmes planétaires comme le nôtre sont loin d’être uniques ! La question de savoir si la vie extra-terrestre existe, et sous quelle forme, n’est donc plus du domaine réservé des auteurs de science-fiction, mais se pose maintenant en termes scientifiques grâce à une discipline en pleine explosion, l’Astrobiologie. Le but est à la fois simple et formidablement excitant : détecter la vie, sous forme de bio-signatures simples ou complexes, sur ces nouveaux mondes.

         L’espoir d’atteindre un jour ces nouvelles planètes, situées à des années–lumière, reste cependant du domaine du rêve. Le scientifique, lui, se heurte aux dures lois de la Physique, ne pouvant atteindre et encore moins dépasser le mur infranchissable de la vitesse de la lumière. Bien que des expériences récentes de téléportation quantique aient montré avec succès que ce moyen de communication ne relève plus de la science-fiction, l’information transportée par les photons est loin d’atteindre la complexité de celle contenue dans un être vivant.

         Mais l’écrivain, lui, peut aller au delà des limites imposées au scientifique et parcourir un univers immense et étonnant, donnant libre cours à son imagination, à ses rêves, mais aussi à ses peurs. Ultiméa offre ainsi à son lecteur un très beau voyage qui lui donnera envie de se transporter vers ces autres mondes...

 

  Lyon, juin 2009

Isabelle Baraffe, astrophysicienne, DR au CNRS.


  

                                                                Ultiméa, préface

                                   Chloé des Lys 

 


 

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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 15:54



        
logo 1Fleur d’Elégance* était devenu si célèbre qu’il ne lui fut pas difficile de trouver sa trace tant il avait marqué chaque endroit où il était passé de sa présence. Le plus difficile fut de se sortir des longs débats sur les qualités respectives des poètes que chacun croyait bon de lancer. Les uns ne juraient que par Tao, personnage d’autant plus intéressant pour Pei qu’il avait renoncé à une charge  officielle, ne tenant pas, avait-il expliqué, à plier sans cesse les charnières de son dos. D’autres préféraient Po qui supprima dans ses poèmes tout ce qu’une vieille paysanne à qui il avait pris l’habitude de les lire, ne pouvait comprendre. Il y avait aussi Wang, bachelier à neuf ans ; Qin qui fut jeté en prison pour l’honneur de son père ; Lo qui avait appelé le peuple à se soulever contre l’usurpatrice sanguinaire, et tant d’autres. Les poètes en ce siècle fécond étaient aussi nombreux que les nénuphars sur les étangs printaniers. Mais, c’étaient Etoile Blanche** et Fleur d’Elégance que l’on admirait le plus. Ils étaient, aux yeux de tous, les plus grands poètes que le pays n’eût jamais enfantés, mais personne, cependant, personne ne se risquait à dire quel était des deux le meilleur. Ils étaient si semblables, si unis que certains croyaient même qu’ils étaient frères.
                                                            
                                                                                 Brume de sang ( page 166)

*  Du Fu (Thou Fou) 712- 770.
** Li Po

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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 11:34

 

 
      Li-Po.jpg   Jamais dans l’histoire de ce pays, on n’avait vu autant de poètes. Qu’ils  fussent célèbres ou obscurs, ils tiraient de leur encre des vers qui leur ouvraient souvent le cœur du peuple et parfois les portes de la Cour. Le Brillant Empereur, en les protégeant et en les aidant,  montra la voie à ses descendants. La dynastie Tang aurait pu prétendre avoir offert à la Chine son plus bel âge d’or. Il est possible, qu’après de nombreux siècles, l’on ne retienne que la magnificence de ses arts et de ses lettres. Cette reconnaissance des générations futures (qu’Etoile Blanche* aurait pu confirmer ou infirmer du haut de ses Cinq Monts s’il n’avait décidé de se tenir momentanément en dehors de notre histoire), n’était cependant qu’une maigre consolation pour des êtres que le destin avait choisi de plonger vivants dans cette époque. La terrible réalité était que pour chaque main inspirée frôlant avec respect et amour le bois du pinceau, il y avait autant de bras meurtriers brandissant le fer de la fureur. Il faut donc, car on ne peut y échapper, cesser un moment de citer les beaux vers qui élèvent l’âme et parfois le corps, pour étendre l’infâme et interminable rouleau sur lequel sont inscrits en caractères de sang les crimes, meurtres, exécutions, disparitions et autres forfaits sans lesquels les pouvoirs, les règnes et même les dynasties ne se seraient faits ni défaits.

* Li Po

                              (extrait de Brume de sang, chapitre 6, page 117)
 

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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 10:41

- Ce n’est pas une plaisanterie. Je suis tombé sur une série de films d’un genre particulier dont les Gaïatéens semblaient raffoler ; des récits se passant dans l’espace où humains et extra-gaïatéens, le plus souvent, s’affrontaient avec l’intention d’exterminer l’autre en le pulvérisant, l’atomisant ou, dans le meilleur des cas, de le réduire en esclavage. Il n’y a pas de quoi rire me direz-vous ! Je n’ai que souri lorsque j’ai découvert l’aspect gélatineux et caoutchouteux des êtres venus d’autres planètes ou d’autres galaxies – un aspect qui pourrait être le nôtre – J’ai haussé les épaules (les épaules !) en voyant qu’ils pouvaient déplacer leur affreuse carcasse en volant plus vite que nous et plus vite encore que la lumière ; et même voyager dans le passé, sans efforts, mais sans jamais en tirer les leçons. Ce qui m’a fait rire, voyez-vous, car c’est cela, je n’ai plus aucun doute maintenant, j’ai ri, c’est de voir que ces êtres aux pouvoirs infinis portaient de lourdes armures de chevaliers de leur Moyen-âge, se battaient avec des épées lumineuses, arrosant de rayons laser tout ce qui bou-geait autour d’eux. Des épées ! Pourquoi pas des massues atomiques ou des frondes à missiles ? J’ai éclaté aussi, en voyant s’agiter autour d’eux de grotesques énergumènes en ferraille appelés cyberquelquechose qu’ils envoyaient lutter contre des envahisseurs venus d’ailleurs, des insectes au corps flasque et à la démarche ridicule, avec des têtes de grosses fourmis sans antennes.

- Nous l’avons échappé belle !

- Oui, je me préfère comme je suis.

Ultiméa pages 196-197 

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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 16:05

 

 

Comme une vague inquiétude est un roman, un vrai roman. D’abord, et pour rassurer le lecteur, il y a une histoire avec des personnages et une fin, une véritable fin, comme dans les romans : quelques dernières pages venant jeter leur éclairage sur le récit et rendant l’ensemble évident et cohérent. « C’était donc ça ! » a-t-on envie de dire en lisant les dernières lignes. Mais quel parcours, avant de retrouver, après une incursion dans des mondes étranges, une inquiétante réalité, la nôtre, celle de l’individu confronté aux menaces de nouvelles formes d’aliénation !

 

C’est ce thème, parmi d’autres, qui domine le roman. Aux formes d’asservissement brutales imposées par les idéologies totalitaires illustrées par l’aventure de Rutuf, l’un des personnages, se sont substitués d’autres moyens plus sournois mais aussi efficaces, forces invisibles tapies derrière les pièges d’une technologie dominatrice. Peut-on en vouloir alors à cet autre personnage cherchant à se soustraire à leurs effets tout en traînant, du début à la fin, sa vague inquiétude et une persistante douleur à l’oreille ?

 

L’inquiétude, voilà le mot-clé du roman. « La météo, la guerre. La pluie, la brume, les bombes, pas d’avis de guerre en cours ou prévu. Nous rappelons…br…auditeurs…cr…prévisions… 48 heures maximum… »  Et puis, cet univers étrange, « une autre réalité qui  le fait observateur, objet fixe de l’espace regardant d’autres objets définis habituellement comme fixes et qui contrairement à toutes lois physiques, échappent continuellement à leur forme unique à trois dimensions pour revêtir, sans jamais cesser d’être eux-mêmes, une multitude d’aspects dont le nombre lui paraît infini. » Comme dans un rêve, comme dans un cauchemar.

 

D’autres thèmes ? Bien sûr ! Une réflexion, au fil des pages sur l’écriture, la création littéraire, les livres, la lecture, les relations de l’auteur avec ses personnages qu’il rencontre, des êtres bien souvent curieux, au demeurant :  « Il se dit qu’il doit faire bonne figure parmi toutes ces créatures dont il est le géniteur spirituel. Il sent monter en lui une pointe d’amour paternel et protecteur. Il s’approche de l’une d’elles…  —  Ne dites surtout pas qui vous êtes…Qui sait s’ils ne continuent pas à vous haïr tous ? » L’écologie aussi (comment ne pas y échapper ?) : les villes sales et bruyantes ; les forêts qu’on abat ...Et tant de choses encore.

 

Une œuvre où se mêlent réalité et fantastique ; une fiction apparemment bien pessimiste s’il n’y avait cette silhouette féminine, souvent invisible mais si présente, surtout lorsqu’elle évoque la poésie, la musique, «  Elle s’assied sur le sable chaud et regarde la mer. Elle trempe le doigt dans l’écume fraîche qu’une vague apporte jusqu’à son pied. L’écume est une encre. Elle calcule combien de sonnets, villanelles, rondels, ballades, elle y puiserait… » et l’amour :  « Elle est nue. Elle s’allonge dans l’eau du fleuve. Son corps immobile est un radeau. De la rive là-bas, c’est lui ; enfin lui ! Il lui fait signe. Elle lui fait signe. Elle l’accueille. Elle l’emmène… »

 

Un sixième roman, quatre romans historiques sur la Chine et, avec l’avant dernier Conte de la neige et du vide, un basculement vers le merveilleux, une rencontre entre les mondes de l’histoire et de l’imaginaire transposée dans notre présent (notre futur ?) avec Comme une vague inquiétude.

 

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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 11:43

Elle aurait pu parler de musique. Non ! Elle a décidé que pour une première intervention, elle parlerait de poésie. Mais n'est-ce pas la même chose ?
" La poésie, dit-elle, ouvre au langage l'espace et sa quête d'infini ne peut rencontrer que les limites du cosmos. Elle appartient à l'univers et les seules choses qui la régissent sont les lois de la physique et de la matière. C'est dans le coeur surchauffé des étoiles que se trouvent toutes les réponses à nos questions. "
      Elle dit que pour elle, la poésie c'est la parole portée à son plus haut degré de température. Elle cite le nombre d'un milliard de degrés et elle ajoute qu'elle ignore si Dieu peut résister à une telle température. (extrait de Comme une vague inquiétude, chapitre 14)    

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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 17:54



Des meurtres, des viols, des massacres, des attentats, des combats, du sang, toujours du sang ! Nous avions puisé dans les grandes archives... mises à notre disposition par les sages... tout ce que l'espèce humaine de cette planète avait produit pour ses distractions et ses loisirs. Curieuse espèce en vérité... poussant le paradoxe jusqu'à semer dans ses sociétés, à coup de livres, de films, de jeux vidéo les germes porteurs de leur décadence et de leur destruction ! Leurs artistes étaient capables de créer des oeuvres merveilleuses de grâce et de pureté, alors que d'autres , au nom d'une liberté créatrice, ne trouvaient rien de mieux à faire que d'inonder les écrans d'images de monstres sinistres et grotesques, découpant, tailladant, tronçonnant, perçant, décapitant à longueur d'histoire. Les chefs-d'oeuvre se noyaient dans des mers d'immondices, de tripes et d'hémoglobine, et le rouge des champs de bataille recouvrait celui des palettes. Nous fûmes vite lassés des histoires de tueurs à gages, de tueurs en série, de tueurs psychopathes... (extrait d'Ultiméa, chapitre 9) 

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Présentation

Derniers romans

Histoires curieuses et édifiantes, Editions Chloé des Lys (2011)

 

 première

 

 

Ultiméa,  Editions Chloé des Lys (2010)
 



Comme une vague inquiétude, Editions L'harmattan (2008)












Brume de sang,
  Editions Orizons (automne 2009)

Autres romans

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larmes du buffle

fleurs de guerre

les turbans de la révolte

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